Coignet, Jules   [Hrsg.]; Achard, Amédée   [Hrsg.]
Bade et ses environs — Paris, 1858

Seite: 20
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LE VIEUX CHATEAU.

Des sorbiers aux fruits rouges, des digitales aux cloches violettes, des grappes de fleurs jaunes et
Lieues s'attachent partout où un brin de terre leur permet de vivre, et parent la nudité du rocher que
ronge le lichen.

Au milieu de cette promenade où tant de surprises attendent le voyageur, le pied heurte tout à coup
un amoncellement de roches en éclats qui jonchent le sol et s'écroulent jusqu'au bas de la montagne.
Les sapins arrêtent çà et là cette avalanche de pierres que la mousse tapisse déjà. On dirait qu'un
pan de muraille ou quelque grand pilier s'est brusquement abattu, frappé par la foudre ou miné par
le temps.

Puis enfin la falaise s'incline lentement et s'abaisse au niveau de la montagne. La forêt, un instant
interrompue par cette violente saillie, recommence et prolonge au loin sa verte obscurité.

Porte du vieux château.
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