Coignet, Jules   [Hrsg.]; Achard, Amédée   [Hrsg.]
Bade et ses environs — Paris, 1858

Seite: 25
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L'ÉGLISE ET LE CHATEAU D'EBERSTEINBURG.

Il fallut traiter, et au prix de sa sœur Hedwige, qu'il donna au comte Eberhard, l'empereur obtint que
sa suzeraineté serait reconnue par les sires d'Eberstcin.

Ce fut ce même comte Eberhard qui obtint du pape, étant en mission à Rome, la rose d'or enrichie
d'un saphir, qui figura depuis dans les armes de sa maison.

La splendeur de la maison d'Eberstcin continua jusqu'au jour où le comte Wolff, ruiné dans une
guerre à toute outrance qu'il avait entreprise contre le Wurtemberg, vendit son domaine au margrave
de Bade et devint capitaine des gardes de l'évêque de Spire.

Le burg féodal fut alors compté au nombre des forteresses du margraviat de Bade. Puis vint un jour
où ces terribles guerres durant lesquelles le maréchal de Duras porta la flamme et le feu dans le Pala-
tinat achevèrent l'œuvre du temps. Le burg tomba.

Quand on a rendu visite à ces ruines imposantes par le chemin du vieux château, on revient ordinai-
rement par l'autre route.

Elle est moins pittoresque, mais bien plus courte que la première. Au lieu de descendre la montagne
qu'on a montée, on la laisse sur la droite et l'on coupe à travers champs et collines. La route, un peu
roide et difficile, longe des cultures de chanvre et de maïs, de vigne et de houblon, pour arriver au pied
du mont Mercure dont la tour domine tout le pays. Vous avez quitté la forêt pour la prairie, les rochers
pour les ruisseaux. Une dernière pente vous conduit aux murs du vieux cimetière, une allée d'acacias
s'ouvre devant vous... Vous êtes à Bade.

Ruines d'Eberstcinburg.
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