Coignet, Jules   [Hrsg.]; Achard, Amédée   [Hrsg.]
Bade et ses environs — Paris, 1858

Seite: 76
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FORBACH.

la rivière, emporte avec elle tous les bois amoncelés sur les deux rives. Ces bois, liés plus tard en
radeaux, alimentent les scieries dont les bords de la Murg sont couverts ; les plus considérables des-
cendent jusqu'au Rhin, qu'ils suivent jusqu'en Hollande.

Ces radeaux suffiraient à la consommation d'une grande ville, et il ne semble pas que les forets
aient perdu un seul arbre. Elles ne sont ni moins profondes ni moins noires qu'au temps où Charlc-
magne en était le maître.

Quand l'écume s'est affaissée sous sa propre violence, les curieux se dispersent. Les écoliers arrivés
le matin redescendent de la montagne, ils marchent comme des chasseurs et rient comme des enfants ;
les étudiants allument leurs pipes et partent en chantant ; les feux s'éteignent, et de tout ce mouve-
ment il ne reste bientôt plus qu'une rumeur légère qui va s'affaiblissant. La vallée appartient de
nouveau à la solitude,

Scierie près de Forbach.
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