Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

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( 2 î

Vous etiez, & ce que vous êtes; ayez le
courage de comparer l’état fortuné dont vous
êtes déchu , avec la situtation horrible où.
vous êtes tombés : ce douloureux parallèle
vous arrachera des larmes : mais il prépa-
rera votre sa lut*

Je ne veux pas le dilïlmuîer r lorsque les
Etats-Généraux furent convoqués , en 1789V
il existoit des abus dans l’administratioiï
publique : quel est le gouvernement sur la
terre qui en soit exempt? Mais , avouez-le
aussi : tous les vœux se réunissoient pour
en presser la réforme ; votre roi, le meilleur
des rois, ne soupiroit qu-’a près le soulage-
ment du peuple ; les deux premiers ordres
nvoient solemnelîement abdiqué leurs privi-
lèges pécuniaires , les seuls qui fussent oné-
reux pour lui. (1) Le clergé de France, qui
dans tous les tems de cnse, consacra ses
richelses au secours de l’Etat, offroit de de-
poser quatre cent millions sur l’autel de la

Ci) Cette renonciation se sit solemnelîement par
les démîtes de ces deux ordres, au nom de leurs
eommettans, dès l’ouverture des Etats - Généraux,
ds 1789.
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