Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 3
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Patrie. La noble sie Françoise , toujours do*
cile à la voix de l’honneur, se faisoit une
gloire de séconder Jes vues paternelles du
monarque. Ah ! si vos perfides mandataires
n’eusfent pas repouiïe des dispositions qui
assuroient le bonheur public , mais qui
renversoient leurs atroces desseins , les abus
seroient proscrits depuis long tems; & ce peu-
ple , toujours juste , lorsqu’il n’est pas seduit i
béniroit, comme ses bienfaiteurs, des hom-
mes que la calomnie lui a dépeints comme
ses tyrans.

Mais malgré ces abus que l’esprit de ré-
volte a tant exagérés , dites, ne vivions-
nous pas tranquilles, n’étions-nous pas heu-
reux, avant la fatale révolution qui nous
ravage depuis six ans? Alors, ceux qui ont
quelque chose n’étoient pas livrés sans dé-
fense à la cupidité de ceux qui n’ont rien*
Alors l’espionage & la délation ne portoient
pas la désiance & la terreur jusques dans les
endroits les plus retirés des cabanes & des
palais. Alors des despotes ombrageux ne
remphssoient pas les prisons des citoyens les
plus paisibles ; un insiniment assaibli n’im«*
moloit pas chaque jour les viélimes les plus
innocentes i des pioscripdons tyranniques ne

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