Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 4
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0014
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sorçoîent pas à s’expatrier les citoyens les
plus utiles; des tribunaux féroces ne se jouoient
pas de la liberté & de la vie des hommes.
Alors il ne suffisoit pas d’être riche pour de-
venir suspeél, de devenir suspeét pour pa-
roître coupable , de paroître coupable pour
être condamné. Alors la violence, armée
du signe de la mort, ne nous enlevoit pas
nos moisïbns & nos troupeaux pour en faire
la pâture de nos oppresfeurs ; elle n’arra-
cboit pas en malle les maris à leurs femmes ,
les enfans à leurs pères, les ouvriers à leurs
travaux, pour les forcer de défendre, au
prix de leur vie , nos inssexibles tyrans.

Nous avions une religion sainte , le plus
grand des biens que la faveur du ciel ait
répandus sur la terre : une religion qui
donne du prix à la prospérité , & des con-
solations à l’infortune ; qui unit les hommes
par le sentiment de la fraternité , & les dons
de la bienfaisance ; qui établit un commerce
de protection & de dévouement, entre la
puisïance & la soible.Te, de secours & de
bénédictions entre la ricbesse & l’indigence;
qui appt end aux soyvtra ns comme aux
sujets , leurs devoirs réciproques, & en pres-
cnvant la justice aux, uns & la fidélité aux:
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