Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 6
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0016
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veraîn lui-même comme les sujets, pu ni (Toit
tous les crimes, réparoît toutes les injures,
vengeoit tous les torts. Une police exacte
veilloit sur nos récoltes ; nous recueillions eu
paix le fruit de nos sueurs; nous disposions
librement de nos biens & de nous-mêmes;
nous respirions en sureté dans nos foyers ,
également à l’abri de la tyrannie & du bri-
gandage. L’agriculture & le commerce ré-
pandoient l’or & la vie dans toutes les con-
trées du royaume ; les manufactures & les
arts étoient pour l’industrie une source iné?
puisable de richesises ; l’ouvrier diligent &
fidèle trouvoit dans son travail une subsis-
tance alsurée ; des secours abondants s’of-
froient, de toutes parts, à l’infirmitc & à La
vieillesfe indigente ; tous les peuples envioient
notre gloire & notre prospérité. Français ,
qui de vous osera me démentir? Il seroit
démenti lui-même par le témoignage de sa
conscience & de l’Europe entière.

Aujourd’hui qu’elle différence! de quelques
côtés que se portent les regards , ils n'apper-
coivent que les calamités les plus funestes.
Voyez nos campagnes : elles sont incultes ;
nos atteliers ; ils sont déserts ; nos villes &
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