Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 9
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SECONDE ADRESSE.

Faux prétexte dont on dési firvi peur tromper

le peuple.

François!

F o U s payie?v la dixme , & vous en ctes
exempts ; vous étie£ tenus à des prévalions Jcl-
gneunales , & vous en êtes assranchis, vous elle£

fujets, efclaves, sub or donnés , & vous êtes deve-

nus fouverains, libres & égaux : voila le talis-

man de la révolution; voilà, sélon ses apô-
tres, les trésors inestimables dont elle vous
a enrichis. Mais si vos yeux ne sont pas
fermés sans retour aux lumières de la raison,
F la voix rie la justice & de l’honnêteté peut
encore se faire entendre au fond de vos
cœurs , soyez vous-mêmes vos propres juges.

Les dixmes étoient le patrimoine des pau-
vres, & la rétribution d'un culte dont l’a-
néantnTement a donné le signal de notre
ruine ; si le tems & l’abus les avoient écar-
tées de leur destinadon primitive, il fallait
les y ramener.
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