Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 11
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( II )

qu’elle ne ravisse pas de même & l’Etat &
îes biens des autres dalles. Toutes les pro-
priétés ont un fondement commun ; on ne
peut l’ébranler dans un point, sans que la
secouiïe devienne générale; & à sinstant où
une partie de l’édifice qu’il soutenoit tombe,
toutes les autres chancellent : & n’avons-
nous pas vu la rapine, autorisée par cet
exemple scaudaîeux, se déchaîner avec au-
dace? Le riche sinancier, le riche bourgeois,
le riche négociant, le riche cultivateur ont
été successivement en butte à l’insatiable avi-
dité de notre sénat, de ses émiiïaires, de ses
créatures , & continuellement en proie à la
rapacité de ces brigands qu’ils protègent ;
parce qu’ils en sont protégés, & qu’ils ho-
norent sans pudeur du titre déshonorant
de Jans - culottes. Tous les propriétaires de
toutes les çlasfes ont été atteints du coup
qui a frappé les propriétés les plus antiques»
Ah î que nous avons payé cher les dépouil-
les de la noblesse & du clergé! Qu’on nous
a bien appris une éternelle vérité, la base
de toute morale , e’est qu’il n’y a rien d’utile
que ce qui eR juRe.

Si je vous parle de votre souveraîneté $
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