Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 12
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0022
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/adresses1795/0022
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
( 12 )

de votre liberté, de votre égalité, ne dois-
je pas craindre d’ajouter la honte aux sséaux
que votre aveuglement a entassés sur vos
têtes? Mais puisque l’on vous force de fa-
crifier encore à ces divinités malfaisantes ,
que déjà vous avez honorées par des holo-
caustes si nombreux & si sanglants , il faut
que je les renverse ; puisTent-elles écraserpar
leur chute leurs ministres imposteurs !

Une réssexion frappante se présente d’abord
à mon esprit. Trois assemblées consécutivcs
ont régné sur la France, depuis le mois de mai
1789 ; & chacune d’elles détruisant l’ouvrage
de l’assemblée précédente , s’est glorifiée d’a-
voir conquis pour le peuple , la souveraineté ,
îa liberté, l’égalité; & le peuple, comme s’il
eût été frappé d’un enchantement magique ,a
rendu grâces à chacune d’elles, de ces bien-
saits qu’il croyoit avoir reçu de l’autre L’as-
semblée constituante lui a dit : je t'ai fait
souverain & libre; 8c il s’est prosterné à ses
pieds , pour la remercier d’un si beau présent.
La première législature lui a dit : Tu es en-
core Jous le joug & dans les fers : dejl moi qui
yais les rompre; & il s’est applaudi d’en être

délivré par-elle. La Convention lui a dit:
loading ...