Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 13
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Tes législateurs ignorants & perfides fe font joués
jufcpid ce jour de ta confiance : ce fl moi qui
t'apporte les biens qu'ils t'ont promis ; & il se
félicite de les lui devoir. Tels de miséra-
blés jongleurs, entourés d’un auditoire im-
bécile , toujours la dupe du dernier charla-
tan qui parle ; se succédent rapidement sur
les mêmes tréteaux , & décrient comme un
poison , les drogues qui venoient d être ven-
dues comme un baume divin.

François, voilà l’hisfoïre delà révolution.
Depuis six ans, vous croyez jouir de la sou-
veraiueté , & depuis six ans , vous recevez
à genoux les décrets contradictoires que des
maîtres orgueilleux prononcent impérieuse-
ment. Vous avez succeshvement adoré, &
la pmssance suprême que vos premiers dé-
putés s’arrogèrent sur vous, lorsqu’ds foulè-
rent aux pieds vos ordres & leurs serments.
Et cette conslitution qu’ils mirent au jour
par lambeaux, en vous forçant de lui jurer
fidélité, même avant de la connoître; & les
changements qu’ils y firent, lorsqu’en 1791 ,
ils rassemblèrent les pièces eparses de ce mo-
nument de tyrannie ; ( 1 ) & les altérations

( 1 ) Je dis monument de tyrannie : car il n’eB
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