Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 15
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0025
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/adresses1795/0025
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
î 15 )

prosHtuée. Bientôt après , elle décréta, en
l’honneur de l’Etre suprême une fête qui
vous préparoit au déisme; (i ) & toujours
obéissants vous dressâtes des autels à Robes-
pierre. Peuple Français , peuple simple &
crédule , d impiétés en impiétés , on t’a con-
duit à i’athéisme ; de révolutions en révolu-
tions, on t’a traîné à ta perte. Ah! si tu es
fouverarn, hâte-toi de jetter ton sceptre ; ii
t’écrase.

Dans cette arène de gladiateurs qui s’ap-
pelle Convention nationale., des fa étions enve-
nimées se heurtent sans cesfe , & régnent tour-
à tour. Vous voyez ces chefs de la saétion
triomphante élevés sur le trône , en atten-
dant qu’une faclion plus heureuse les envoyé
à l’échafaud : voilà les souverains de la

(i) Le jour marqué pour cette fête , un villageoi$
alloit dans son ancienne église. On lui demanda
raison de cette démarche , que la loi réprouvoît, Je-
vais, dit.il, prier Dieu pour VEtre suprême: cette
anecdote prouve combien l’amour de la religion est
profondément gravé dans les cœurs que les passions
n’ont pas corrompus, ruais combien aussi le peuple
est facile à tromper. Malheur à ceux qui abufenS
de sa Cmplicité !
loading ...