Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 17
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( I? )

fers & dans la misère ; & votre liberté,
comme votre souveraineté * n’est qu’un gros-
sier mensonge.

Certes! je ne vous envie pas le moment
de calme dont vous parodiez jouir; je bé-
nis le ciel que la faclion qui domine ait
pris le masque de la douceur, poursupplan-
ter la faétion qui dominoit avant elle: tan-
dis qu’elle immolera ses rivaux à sa haine
ambitieuse , les hommes paisibles respireront
un moment ; & quelques têtes seront saiï-
vées , jusqu’à ce que le terrorifme ranaisle de
ses cendres mal-éteintês.

Mais combien ce calme est perfide ! Com-
bien cette douceur vous seroit funeste, si.
elle venoit à vous déguiser votre état! Foi-
bles & vacillants despotes que l’ombre de
Robespierre épouvante, & qui tremblent
sur leur trône mal asiuré , les modérés ne
nous caressent que pour avoir notre appui.
Ils ont paré dé quelques fleurs le joug qui
pesoit sur nos têtes; mais ils ne sont pas
rendu plus léger ; moins de sang arrose leur
seeptre : mais ils nous tiennent dans ums
égale servitude ; en dénigrant la mémoire
sju tigre qu’ils ont vaincu , ils jouissent df
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