Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 18
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0028
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'( i B )

toute sa puissance , ils recueillent le fruit âë
tous ses forfaits , & quoique la crainte les
adoucisse , je le répète , nous sommes tou-
jours de misérables esclaves, que l’on en-
dort au bruit de leurs chaînes.

En effet, nous a-t-on rendu la liberté de nos
a&ions & de nos opinions, la sureté de nos
personnes & de nos biens, (i) le premier,
ensin, le plus sacré des droits de l’homme,
fauvage ou civilisé , celui d’adorer son Dieu?
Nous est-il permis de dispofer des fruits de
ja terre que nos sueurs ont arrosée ? De ma-
nifesler , même dans ces assemblées que d’im-
puissantes loix autorisent, des opinions con-
traires à la volonté des tyrans du jour? De
continuer la culture de nos champs, lors-
qu’on nous commande des corvées pénibles ,
ou des enrôlemens forcés? D’entendre la
Voix de ces pasteurs généreux qui voudroient

(i) L’un de vos modérés ne vous a pas fait un
Eiystère de leur despotisme. Vous n'avez pas, a-t-il
dit, à la tribune, la propriété de vos denrées , vous
réen êtes que les dcpojitaires, c’efl: ainsi que les sul-
tans d’Asie sont les propriétaires de tous les biens
de leur empire, & n’en consient que le dépôt à
leur? esclaveSr
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