Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 22
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0032
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le premier anneau tient au sénat, dans ks
républiques, comme au trône dans les mo-
narchies. Rompez cette subordination légale :
tout deviendra subordonné au droit de la
fo rce, & cette égalité du droit étant bientôt
rompue elle-même par Tin égalité des forces a
le plus fort, après quelques instants d’anar-
chie , se rendra souverain par droit de con-
quête.

C’est nous - mêmes que je prends pour
exemple. Des cris d’égalité nous étourdis-
sent, & tout ce qui se paffe autour de nous,
tous les instants de notre vie, nous avertis-
sent sans cesse de notre inégalité. Dites-moi
si nos soldats & leurs capitaines , si nos ca-
pitaines & leurs colonels , si nos colonels &
leurs généraux jouisisent des mêmes hon-
neurs, des mêmes prérogatives, du même
pouvoir ? Dites s’il n’y a point de distance
entre les administrateurs d'un département &
les commissaires de la Convention, entre
les membres des districls & les administra-
teurs du département, entre les officiers des
municipalités & les membres des districls ,
entre les huissiers de nos tribunaux, & les
juges dont ils exécutent les sentences ? Dites
Û le vaniteux citadin traite comme ion égal
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