Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 23
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0033
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( 2? J

rhumble villageois; si le maître de î’atteliet*
marche de pair avec l’apprentif qui y tra*
vaille sous ses ordres; si le cultivateur pro-
priétaire se croit de niveau avec le valet qui
conduit sa sharue; si tant de demi-dieux que
la révolution a créés, & que leur gloire en-
nivre, n’accablent pas de leur arrogante
supériorité le vulgaire qui les encense ? Di-
tes si les places dusénat, du ministère, des
tribunaux , de l’administration , tous les em-
plois, enfin, qui donnent du crédit ou de
l’argent, ne sont pas le partage exclufif de
ceux qui préccnisent l’égalité? Ils ont effacés
les armoiries, mais non pas supprimé les
distindions ; ils ont avili la grandeur , mais
non pas consondu les rangs; ils croyent nous
avoir fait égaux, pour nous avoir rendus
grosïiers, & dépouillant au contraire notre
inégalité d’un éclat qui l’honoroit, ils lui
ont imprimé une forme hideuse, Si des traits
humiliants., Français , puisque l’état social
nous condamne à la subordination , ne vaut-
il pas mieux voir au-dessus de nous , des hom-
mes qu’une antique opinion rendoit respec-
tables , que des parvenus qui rougissent en
secret des hommages qu’ils exigent en pu;

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