Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 24
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0034
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t 24 )

ïlïc , & des histrions qui se font siffîer îe soi?
après s’être fait adorer pendant le jour ?

Une sage politique a pu établir que des
distincftions sociales pasferoient aux enfants
de ceux qui ont bien mérité de la patrie.
Lorsque cette faveur est la juste récompense
des services rendus par leurs pères, lors-
qu'elle ne les affranchit point des charge?
que tous les citoyens doivent supporter éga-
lement , elle tourne au profit de l’Etat, sans
nuire à aucun de fes membres. Si bon eût
dit au peuple que la nobîesse n’a été instituée
que pour l’éclairer & le secourir, pour le
préserver du despotisme & de l’anarchie ,
pour se consacrer sans relâche à la défense
de l’Etat; si on lui dit qu’elle se dégrade à
l’instant où elle cesse d’être honnête, bien-
faisante & juste , il auroit répondu , faites
qu'elle n oublie jamais fa sublime definie , mais.
ne la perficuteç pas. Et qu’importe aux labo-
rieux artisants , qu’importe aux tranquilles
habitants des campagnes, que des homme?
naissent avec cette qualité d’opinions que
Ton nomme nobîesfe ? La seule égalité im-
portante pour eux, c’est de n’acquitter que
2tur portion des charges publiques ; c’est de
pouvoir avec la même tranquillité sado.tp

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