Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 26
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0036
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de vanité, asscz de sageste pour être con-
tents de leur sort, a siez de justice pour ren-
dre à chacun ce qui lui est dû. Mais il en
e.st ausïi qui, enflés de leur science , vouloient
que Je talent sût la première des dignités ;
il en est qui ne pouvant se distmguer que
par une fortune rapidement acquise, vou-
loient que les richesses fuiïent la seule dis-
iinction ; il en est qui trop habitués à l’in-
dépendance par un vice de leur état, souf-
froient impatiemment le joug de la subor-
dination ; il en est qui brûlant de la soif de
dominer , vouloient être rois dans leurs vil-
lages ; il en est qui portant un regard d’en-
vie sur les premières places du gouverne-
ment, vouloient s’ouvrir une route certaine
pour les conquérir. Voilà les hommes pour
qui seuls la révolution s’est faite. La clasfe
mitoyenne a renversé ce qui la précédoit ,
afin de se trouver à la première , & la France,
où il n’y avoit point d’autre ar'iflocratie. que
celle de l’honneur, a aujourd’hui une véri-
table aristocratie, celle des bourgeois: pour-
roit-on me dire ce que le peuple y a gagné?

Que la loi accorde la même protection h
toutes les personnes, à toutes les^ proprié-
tés, à tous les droits : quelle laistel’entrée

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