Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 32
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0042
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cêtte Providence qui châtie les nations s
L’impie , enssé des succès qu’elle lui procure
pour l’accomplissement de les desseins, la
brave , & ne voit pas fa main levée pour
je foudroyer. Ces éhss qu’elle épure au feu

des persécutions, afin de les rendre dignes
d'être les restaurateurs de la France ÿ devien-
nent l’objet des railleries & des insuites du
méchant, & le vulgaire étonné, demande
comment elle les sauvera de la tyrannie de
Pharaon , des ssots de la mer Rouge , & des
serpents du désert? Téméraires mortels qui
osez smterroger, ne la reconnoissez - vous
pas à cet aveuglement incurable , dont elle
a frappé tous les sages de la terre, depuis
le premier jour de notre révolution ? A ces
fléaux sans nombre qu’elle entasse sur un
peuple perverti , qui a comblé îa mesure
de la révolte & de l’impiété ? A ces victoi-
res inattendues que des armées, novices
dans sart des combats, remportent sur les
plus fameux guerriers : éclatante punition
d’une politique contraire à ses loix ? Ne la
reconnoisisez-vous . pas à la fin tragique, ou
au supplice prolongé de tous les héros de
la révolution , depuis Mirabeau, la Fayette
& le duc d’Orléans, jusqu’à Marat, Corn-
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