Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 35
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0045
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îles grenadiers François, n’en est cependant
pas lorti. Mais ne nous endormons pas dans
une funeste sécurité. Les puissances alliées
Verront enfin qu’il est tems, pour elles-mê-
mes, pour leur propre salut, de prendre des
mesures plus efficaces & plus justes. Une
grande resïburce5 une ressource infaillible
leur est offerte depuis long-tems ; & si des
vues politiques qu’il ne m’appartient pas
d examiner, les ont introduites à s’en priver
jusqu’à présent, la nécessité les contraindra
de l’employer dans la suite. Si le pressant
motif de leur intérêt commun vient étouffer
èntr’elles la voix des intérêts particuliers ;
si elles font retentir l'Europe & nos frontiè-
res du nom de notre roi , du nom de sor»
légitime représentant, de ces noms jadis
adorés qui ne sont pas encore essacés dans
tous les cœurs, & que mille échos répéte-
roient bientôt d’un bout de la France à
l’autre; si elles présentent soudain aux yeux
de l’armée Françoise ce drapeau blanc qui ,
si long-tems , la conduisit au champ de l’hon-
neur, non moins que de la gloire, & qui
réveillant en elle son antique fidélité, imprb
meroit à sa valeur le sceau du véritable hé^'
Toïsme; si elles donnent des secours efficàj
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