Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 36
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0046
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ces à cette terrible Vendée qui, quoiqu’aba^
donnée à elle-même, s’est jouée de nos ef-
forts, & nous coûte déjà deux cent mille
républicains : alors, je le crains bien j alors
nos victoires, dont les causes n’existeront
plus, feront place à de continuelles défaites.
Notre épuisement, que la conquête de la
Hollande elt incapable de réparer, notre
épuisement tout seul suffiroit pour nous met-
tre hors d’état de vaincre. Comment enfin
la république ne succomberoit-elle pas , tôt
oil tard , dans cette guerre si inégale où elle
esl forcée de consommer ses fonds, tandis
que ses adversaires n’y dépensent que leurs
revenus ?

Je conçois que le maximum & les requifi-
tlons , l’exhaltation des esprits & le gouver-
nement révolutionnaire, ont pu décupler nos
forces , comme l’ardeur d'une fièvre brûlante
donne au malade, en délire, une vigueur
qu’il n’a voit pas en santé. Mais que cet état
mortel de convulsions & de crise dure en-
core quelques in fia ns : nous verrons & la
république & la France ensevelies dans le
même tombeau. Que les esprits se calment ,
que le gouvernement révolutionnaire finisïe,
que la loi des requisitions soit révoqués
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