Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 49
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0059
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tytàris qui nous Facrifîent comme de vils trou-
peaux, nous font égorger en malle. Ah !
quelle perte pour nous , que d’avoir perdu
notre roi!

Et pourquoi donc ces froids discoureurs
qui règlent nos destinées au milieu des inju-
res, & dont les scandaleuses séances sont
rougir jüsqu’aux auditeurs salariés qui rem»
pli sient leurs tribunes? Pourquoi noul' ordon-
nent-ils d’abandonner nos travaux , nos sem-
mes , nos enfants, nos pères & de courir k
la mort? Est-ce pour le triomphe de cett©
liberté qu’ils nous vantent, après nous la voir
ravie? Chaque jour ils le disent, chaque
jour ils le répètent à grands cris : mais pou*
Vons-hous ignorer que nous ne serons libres
qu’après avoir secoüé le joOg qu’ils nous
imposent? Est-ce pour préserver l’Etat d’une
dissolution dont il soit menacé par les puis-
sanees unies contr’eux ? Ils ont afîèété de
répandre cette frauduleuse opinion î mais
pouvons-nous douter que l’Europe ne pôle
les armes, aussi-tôt que la France aura pro-
clamé son roi? Non, non : la vue du sup-
plice les tourmente, & dans l’espoir de s y
soustraire , à l’appui de notre courage , ils
s’étudient à l’enflammer par leurs mensoa-

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