Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 50
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0060
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C 50 )

gers difcours. Les reproches de leur conù
cience les alarment : ils craignent que la
voie du pardon ne leur soit fermée; ils crai-
gnent d’avoir commis trop de crimes, pour
participer à la clémence qui nous attend, &
iis arment nos bras, dans l’espoir que nous
déroberons leurs têtes au bras de la ven-
geance. Voilà, n’en doutez pas'* voilà le
fond de leurs pensées. C’esl pour les tirer
du précipice , qu’ils veulent que nous y des-
cendions, ou si leur perte esl inévitable , ils
veulent que la France périffe avec eux. Les
insensés ! qu’ils se hâtent de relever le trône
dont ils ont consomraé la chute; qu’ils y
portent en triomphe PAuguste Ensant
dont ils ont maiïacré le père; c’esl la seule
ressourc.e qui leur refie, s’il leur resie encore
une reslource. Infensés nous-mêmes, de nous
immoler à la fureur de nos cruels ennemis ,
& de devenir des héros pour perdre la pa-
trie, tandis qu’il nous suffiroît d être justes
pour la sauver.

-Otq ’ :•

François,ce n’efl pas de combats, ce n’esl:
pas de viéloires que nous avons besoin: c’ess:
de la paix, de la paix avec l’Europe, de
La paix entre nous. Mais tant que nous ne
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