Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 54
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0064
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s 54 )

enfin leurs forêts & leurs récoltes moins en-
dommagées par de clandestihs délits ? Si
l’agriculture ' devint plus féconde, les manu-
factures plus aétives , les arts plus industrieux,
l’Etat plus riche? Si les propriétés furent
plus sacrées, la sureté personnelle plus in-
violable, la tranquillité intérieure mieux ga-
rantie, les dilapidations publiques moins com-
munes, la religion plus honorée , la vertu
plus pure, les mœurs plus douces? Si nous
eûmes des pasteurs plus zélés pour le bien ,
plus charitables envers leur troupeau, plus
intaéls dans leur doctrine , plus irréprocha-
bles dans leur conduite? Rappeliez-vous la
lamentable histoire des années 1789, 1790,
1791 &'ï792,& répondez, avec franchise. (ij
Quoi! nous adopterions de nouveau cette
étrange constitution qui sera sans imitateurs,
comme elle étoit sans modèle ; que le même

(1) Les constitutionnaires ne manqueront pas de.
dire que les calamités de ces premiers tems étoient
la suite inévitable de la {évolution..... Si cela cst, ils
ne dévoient donc pas la faire. Mais on verra bien-
tôt que la scélératesTe des moyens qu’ils ont em-
ployés , & les vices de la constitution qu’ils onü
laite, en furent la véritable cause.
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