Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 55
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jour,pour ainsi dire, vit naître & mourir, Si qui
sut adorée un instant, puis, l’instant d’après ,
couverte d’un juste mépris? Nous relève-
rions ce monstrueux édifice , sans base & sans
cohérence, que son propre poids entraînoit
& que nous avons vu écraser, par sa chute
précipitée , une partie des architectes igno-
rants qui l’avoient construit ? Nous rece-
vrions une fécondé fois ces loix odieufes , que
des mandataires rebelles à notre volonté , par-
jures à leur serment, oppresseurs de leur na-
tion , tyrans de leur roi, nous dictèrent avec
audace ?

Ah! s’ils eussent obéi aux ordres que nous
leur avions donnés, s’ils eussent gardé la
prornesle qu’ils avoient jurée entre nos mains ,
que la France aujourd’hui seroiü siorissante î
que les François seroient heureux ! Mais dans
leur fureur révolutionnaire, ils se jouèrent
insolemment des ciauses de leurs mandats ;
ils brisèrent, sans honte, les liens de leurs
serments; ils s’arrogèrent sur nous-mêmes,
comme sur leur roi , un despotisme absolu ;
Ù, cet instant commencèrent nos désastres :
ils se sont, depuis lors, agravés chaque jour.

Nous leur avions dit, dans notre sagesse :
“ Assurez à la religion de nos pères une juste*

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