Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 58
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0068
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/adresses1795/0068
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
( 53 )

des propagateurs , & des satellites de la doc"
trine empoisonnée qu’ils vouloient répandre.
Ils ouvrirent les prisons , & appelleront en
France des scélérats de toutes les contrées
de l’Europe, afin d’avoir à leurs ordres une
armée de brigands que nul forfait ne pût
effrayer. Us repoussèrent d’une main perfide ,
les sacrifices généreux des deux premiers
ordres, les dons magnisiques du clergé, les
mémorables bienfaits de l’infortuné Louis
XVI, (i) afin d’écarter un obstacle qui eûfe
arrêté, dès les premiers pas, la révolution
qu’ils avoient résolue. Ils sorcèrent, par des
moyens qui sont frémir d’horreur, la réu»
nion des trois ordres, asin de mettre le gou-
vernement dans leur dépendance absolue. Us
firent au peuple le faux don d’une souverab
neté illusoire , ( 2 ) afin de se ménager un

(1) Lasameuse séance du 2; juin 1789, annoncera
jnsqu’à la postérité la plus reculée l'extrême bonté-
du roi, mais ausiï l’insojente perversité des manda-
taires de la Nation.

(2) La conftitution de 1791 dit que le peuple ejl
Jbuverain , mais par une de ces contradiétions qui

lui sont si familières, elle lui interdit l’usage de la
sbuveraineté , 8c lui ordonne de la déléguer, par h
loading ...