Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 59
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0069
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( s 9 )

prétexte aux dévaluations qu’ils méditoienfe,

Ils prêchèrent le dogme d’une chimérique

égalité , afin de rompre tous les liens de la

fubordination. Ils proclamèrent une liberté

santastique, afin d’ouvrir un libre cours à

la licence la plus effrénée. Ils publièrent les

droits de l’homme dans l'état de nature, asin

d’effacer toute notion des devoirs de l’homme

r

dans L'état de fociétè. (i) Ils traitèrent d’usur-
pation les possesfions les plus légitimes, afin
dej donner un libre cours à la rapine & au
brigandage. Ils calomnièrent le trône & la

moyen de plusieurs électeurs, à 700 députés qui
doivent en jouir exclusiveraent , au nom du sénat
qu’ils coqiposent; c’est-à-dire que la prétendue sou-
veraineté du peuple se réduit à nommer, de tems
à autres, un certain nombre d’éleéteurs qui, corrup-
teurs & corrompus tour-à-tour, chossissent 70a
despotes.

( 1 ) La déclaration des droits mise à la tète des
deux constitutions de 1791 & de 1795 , est un gali-
matias métaphysique que Tes propres auteurs n’ont
pas entendu. Mais le peuple en a bien fait usage ,
même contr’eux, ce qui étoit juste; & ils l’ont sou-
vent violée , même contre lui , ce qui étoit tyran»*
nique. Les essets qu’etfe produit, depuis six ans a
sussisept pour apprendre à la juger.
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