Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 61
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0071
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dli tronc , ponr le soutenir ; cette noblefîe
qui , par une police vigilante & peu cou-
teuse , conservcic, mieux que nos juges de
paix, les fruits de nos territoires; cette no-
blessc dont la présence étoit toujours mi
bien pour les campagnes où elle dépensoit
ses revenus, Si dont les injustices étoient ,
comme les nôtres , réprimées par la loi ; cette
noblesfe enfin dont nous leur avions pres-
crit de respecter, non pas les privilèges abu-
sifs , mais l’existence , les titres & les droits.
On les vit porter un coup mortel au gou-
vernement monarchique, par ces éle&ions
multipliées sans mesure , où règnoient effron-
tément la corruption & la brigue , & qui ne
donnèrent à l’Eglise que des pasteurs per-
vers , à la justice que des minières igno-
rants , à sadministration que des sujets inca-
pables, à l’autorité légitime que des enne-
mis acharnés. Us écrivirent dans leur code
hypocrite le titre de roi , ce titre qu’une
longue & douce habitude nous avoit sait
un besoin de chérir ; mais comme ils n’avoient
conservé les apparences de la religion que
pour la corrompre, ils ne conservérent aussi
le fantôme de la royauté , que pour la dé-
grader, Si le trône fut dépouillé successive*
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