Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 62
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0072
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ment de tous ses attributs, le roi de tôUtst
sa puisfance , ses lieutenants de toute leur
autorité. Privé de la puissance législative , &
réduit à un veto sufpenfif, tsès-propre à exci-
ter contre lui la défaveur & la haine, mais
incapable d’arrêter le despotisme du sénat:
tout-puissant ; privé de la puissance judiciaire
& ne cônservant que le devoir superssu de
donner des patentes , dont on lui avoit pres*
crit le modèle , à des juges qui n’étoient
point de sôn choix ; privé du pouvoir ad-
minissratif , qui fut transmis à des asse'mbléei
dont il ne nommoit point les membres , dont
il ne dirigeoit point les fondions, & qui
étoient soumifes, en dernier ressort, à l’au-
torité souveraine du corps législatif; privé
de la force publique en faveur des dépar-
tements , des distriéls , des ossiciers munici-
paux qui seuls avoient le droit de la mettre
en mouvement, & qui pouvoient, à leur
gré, la tenir dans l’inadion ; appellé le chef
Juprême du pouvoir executismais n’étant, dans
la réalité , que le premier huissi^s^du suprême
sénat, ce roi devint tellement inutile dans la
conssitution, qu’il ne restoit plus qu’à déchh
rer le chapitre où son nom occupoic une
jjdace superiue. Orgueilleux despotes, no$
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