Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 65
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0075
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die qui les a créés. Ges brigands farouches
qui ont devaité les chaumières , après avoir
brûle les châteaux, c'eût elle qui les a pro-
duits; ce sceptre d’airain qui nous écrasoit
sous son règne, & qui nous déchire depuis
que son règne est fini, c’eût elle oui la forgé ;
ce ser homicide qui a remplacé la corde
fatale des réverbères ^ c’est elle qui la aiguisé ;
ces flots de sang , précieux où impur , qui
inondent nos contrées, c’eit eiie;qui les a
répandus. Et pour tout dire en un mot, elle
a engendré ce monstre républicain qui nous
dévore... Oui, elle l’a engendré. On prit pour
nous gouverner, les hommes élevés à sont
école, & nous eûmes des Roberspierre ; ou
raya dans l’une de ses pages le mot de roi ,
& nous eûmes la république, (i ; Qu’on la

( i ) Je n’exagère pas : lorsqü’en effet, Robersi.
pierre, mécontent du métaphysique projet C cons.
ticution que Goncîorcet avoit présenté , voulut en
donner un autre, il ne fit, à peu de ebost psè's'j
que supprimer le nom de roi dans la corrstitimon de
27 9r 5 & cette conÜatucion, que ses auteurs «voient
tiommee monarchique, le trouva transformée tuucb
à-enu p en eonstitution démocratique : rien ne prouve
mieux combien elle étoic absurde*

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