Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 73
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0083
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défe&ion des sujets , en les confondant avec
les esclaves ?

Us créèrent le club breton à Versailles , le
club des jacobins à Paris, les clubs assiliés
dans les provinces. Les tribunes que l'on a
soudoyées pour détruire leur constitution ,
étoient celles qu’ils soudoyoient pour détruire
l’ancien gouvernement : ces adresses men-
diées qui applaudissoient à l’abolition de leur
ouvrage, sortoient des fabriques conRruîtcs
par eux-mêmes pour y forger celles que , peu
auparavant, ils présentoient à l’Europe comme
1 ex pre llion de la volonté nationale. Les bri-
gands qui assailiirent les T huileries, le io
août , & se livrèrent aux effroyables masia*
crus du 2 Septembre 1792, étaient ceux
qu’ils avoient disciplinés pour les meurtres
du mois de juillet , & pour l’attaque du châ-
teau de Versailles du 5 & 6 octobre 1789.
Cette troupe de bandits qui sait trembler la
France , & qu’à juste titre on a nommé fans-,
culottes , est celle qu’ils enrôlèrent dès le com-
mencement de leur règne, 8c qui a trop bien
servi leurs criminels desseins (1).

1 j Le despotismç des trois alleniblées a etc le
.même, mais on remarque une grande difsc:ence
dans leur administration. Durant les "deux premières,
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