Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 74
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0084
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f 74 )

Quî a dit au peuple , tu es fouveraîn ? Ou£
l'a rendu, au nom de cette souveraineté
mensongère , le vil instrument des factieux
qui le tourmentent, des ambitieux qui le sub-
juguent, des tyrans qui le déchirent ? Quia
déchaîné la licence , fous le voile de la liberté ,
& l’insubordination, fous le vain prétexte
d’une égalité- imposïîble ? Oui a ébranlé tous
les fondements du droit de propriété, en
décrétant, sans pudeur, les usurpations, 8c
les rapines les plus scandaleuses ? Qui , en
un mot, a inventé la déclaration des droits,
de l’homme ? ( i) Les cohstitutionnaires accu*

les brigandages & les massacres se faisoient par la
populace, que les conftitutionnaires avoient déchaî-
née , & que la constitution étoic incapable-de con-
tenir : durant la troisièrae , un gouvernement ter-
îible comprimoit le peuple, & les brigandages 8ç
les massacres se commettoient au nom de la loi par
les comités & les tribunaux révolutionnaires. Op-
pression pour oppression , la tyrannie légale est moins
féroce que la tyrannie populaire. Mais je l’ai déjà
observé, la France fera alternativement déchirée par
l’une & l’autre tant q.ue le gouvernement légitime
ne sera pas rétabli.

(i) Le premier auteur de cette déclaration antb
sociale & de cette maxime à peine digne des Lu;-.
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