Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 76
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C 7<5 )

moler. O monarque infortuné, qu'un excès
d’amour pour votre peuple a perdu! ô fille
des Césars, qui méritiez à tant de titres l’hom-
mage des François! ô vertueuse princeiïe ,
que Ja terre n’étoit pas digne de posieder
plus long-tems, le fer paricide esi: sorti de
la main des conjlitntionnaires ! Auteurs de tous
les maux que le peuple s’est fait à lui-même
en se livrant à leurs perfides suggesiions ,
responsables de tous les biens qu’ils auroient
opéré sans peine & sans obstacle , s’ils eus-
sent été fidèles à leurs mandats , coupables
& de leurs propres crimes , & des crimes de
leurs succesleurs, & de tous les crimes de
la révolution , ils devroient , s’ils n’étoienfe
pas les plus pervers des hommes , ils de-
vroient pleurer en larmes de san g sur les
ruines de la France : elles sont leur ouvrage
puisfe le juste ciel, épuisant sur leurs têtes
opiniâtres tous les sséaux de sa vengeance,
faire grâce au resse des François , qu’eux
seuls ont corrompus ou trompés : ou plutôt
qu’ils l’appaisent par un sincère repentir, 8c
qu’ils ne sorcent par les ministres de sa jus-
tice à devenir inexhorables pour eux.

Rejettons donc avec horreur ce fatras
Gonflitutionnel, méprisable , mais cruel e»*
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