Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 79
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0089
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t 79 )

Srec la ruse & la malignité du serpent. Sei
prosélytes se travestiront sous mille formes
différentes, ils mettront en usage mille arti-
fices divers pour surprendre les cœurs les
plus droits. Ils diront aux zélateurs du chris.
tianisme , nous voulons la religion ; aüx par-
asants du trône, nous voulons la royauté ;
aux amis de la justice , nous voulons l’or-
dre public : bien surs, ensin , de regagner
sans peine le terrem qu’ils céderoient, pourvu
qu’on leur laissat une partie de celui qu’ils
ont usurpé, ils diront à tous, si notre code
a besoin de réformes, nous consentons à
le réformer.

Ce langage séduisant pour la multitude
qui est fatiguée des troubles , mais qui se
trompe sur les moyens de ramener la tranquil-
lité , 'est l’un-des plus grands dangers qui
menacent la France , au moment où î’arrêt
de son sort va être prononcé.

Quoi! les constitutionnaires veulent la re-
ligion : mais ils l’ont corrompue ; & l’im-
pie qui la corromp, est un ennemi plus dan-
gereux pour elle, que l’incrédulité qui là nie ;
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