Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 83
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0093
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t 83 )

îujets fidèles , & fomentant l’audace des fac-
tieux , irritant les uns sans contenter les au-
tres , ne procureroient qu’une paix plâtrée ,
qui seroit bientôt rompue, & recéleroient
dans leur sein un germe de disfentions , qui
ne tarderont pas d’éclorre. Après tout , qui
fixera les bornes où sesprit de syslême de-*
vroit s’arrêter lorsque son frein seroit rompu,
& sur-tout qui nous rassurerà contre les sui-
tes dangereuses des innovations qu’on lui
auroit permises ?

Je ne suis, ni dominé par un faux orgueil l
ni aveuglé par un entêtement coupable, je
cherche , dans la sincérité de mon cœur, les
moyens de sauver ma patrie : & plus je con-
sidèré sesprit aétuel de mes compatriotes ,
plus je suis persuadé que la voie des tem-
péramments nous conduiroit à de nouveaux
malheurs*

La manie des nouveautés, cette manié
qui nous a fait tant de mal, nous tranfporte
encore sans relâche. On ne voit, de toutes
parts, & parmi les ennemis du trône, &
parmi ses serviteurs fidèles, que des têtes
qui se tourmentent pour enfanter des pro*

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