Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 85
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0095
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& les gens sages qui disent : reformons l$s

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abus qui vicioient /’aucun régime, /tcæ/5 ne chan-
geons pas La confliturion qui nous avait faits ce
que nous étions autrefois, .sont entourés, de
novateurs fanatiques qui veulent résormer,
chacun sélon leurs caprices , la constitution.
elle-même. Malheureux,,François ! l'amour
de la patrie devroit vous réunir , & l’amour-
propre vous divise ; indifférents pour elle,
qui mérite seule toutes vos asfichons, vous
êtes tout de feu pour des projets que l'igno-
rance & l’orgueil vous suggèrent.

Et l’on ouvriroit la carrière à ces fougueu-
ses opinions qui viendraient s’y livrer des
combats interminables î On voudrait donc
que notre gouvernement fut sans celle la
proie des saiseurs de systêmes, des. jongleurs
de la philosophie, des ambitieux, des flip-
pons & des sots : malheur à celui que cette

- ,v.r/

idée ne fait pas srémir! Ce n’esfc pas avec
d autres innovations que 1 on gnei ira les maux
quêtant d’innovations nous ont faits ; ce n’esl
pas avec de nouveaux germ-es de dissentions
& de troubles , que l’on étouffera les trou-
bles & les disfentions qui nous ravagent.
Ou and la maison est en seu , l'homme sage
lie diH'erte pas sur une nouvelle manièic.

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