Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 86
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0096
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/adresses1795/0096
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
( S6 )

S’employer les pompes; il les fait jouer sélon
l’ancienne méthode.

Je ne parle pas des abus : ils seront cor-
rigés sans doute. Je ne parle pas du régime :
il dépend de la sageÏÏe du législateur. Je parle
de la çonstitutiori , des loix fondamentales;
sl) & je demande d’abord quels changements
on y feroit? Les Anglomanes répondent ; il
faut ouvrir notre code ; les républicains
répondent, il faut s’éclairer à la lueur de nos
principes; les calvinistes répondent, il faut
consulter les tracés politiques de notre chef;
les royalistes répondent , il faut prendre pour
règle la doétrine de^ Hobbes. Et si je de-
mande encore qu’esbce qu’on empruntera de
la grande charte , de la constitution de 179 r s
de celle de 1795 , de Hobbes & de Calvin ,
chaque parti se divisera en mille faélions, &
forcés, après de sanglants débats, de çom-
poser avec chacune d’elles, nous n’aurons pour
gouvernement qu’une misérable rapsodie.

(1) Je dirai , en peu de mots, dans l’adresse sui-
vante , quelle est notre ancienne constitution, &
quelle différence il y a entre la constitution ou le
gouvernement, & l’adminiitration ouïe régime.

7
loading ...