Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 87
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0097
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Q^uels changements fera-t-on ? Voilà donc
un problème impossible à résoudre. En voici
un autre : qui fera ces changements?

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Ce n’efl; pas la Convention Nationale : si.
elle avoit Je droit d’altérer l’ancienne cons-
titution du royaume , elle auroit eu le droit
d’établir la république.

Ce n’est pas le roi de son antorité pro-
pre : lié lui-même par la constitution , il ne
lui esl pas permis de l’enfreindre. Lorsque

des mandataires parjures usurpèrent, en 1789,,

les droits du trône , ils furent des rebelles ;
si le roi usurpoit, à son tour, les droits du
peuple , il seroit un tyran. Sans doute la
révolte des sujets esi; plus funeste à l'Etat.,
que la tyrannie du souverain : mais ce sont
néanmoins deux fléaux du même genre, je
dis plus : le roi voudroit envain se relâcher
de sa juste autorité, sans le concours de la
nation qu'il gouverne, parce que la juste
autorité du roi étant nécessaire pour le bien
public, elle esfc un droit du peuple.

Ce ne sont pas , ensin, les puissances étran-
gères. Elles n’en ont pas le pouvoir : ce
pouvoir est incompatible avec l’indépendaÂct
nautuelle des nations; elles n’en auront pas

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