Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 91
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0101
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s 9' I

res traces du culte de la Divinité, rempli
ja France de forfaits, dont les siècles passés
n’ont point vu d’exemple , & que les siècles
•à venir refuseront de croire. Si nous avions
Ja bassesie de ratifier ses attentats , en recon-
noi siant sa légitimité , nous autoriserions s uni-
vers à confondre la nation Francoise avec,
quelques scélérats qui l’oppriment, & à s’écrier
dans son indignation : “ Ce peuple jadis si
s) célèbre par son zèle pour ses autels , par son
3, amour envers ses loix , par son dévoue-
33 ment à l’honneur; ce peuple que nous
s, chérissions, que nous admirions autresois,
33 surpasse aujourd’hui l’impiété & les sureurs
33 des hordes les plus sauvages. ”

La Convention Nationale a encore un
moyen de racheter ses torts , puisqu’elle peut
sauver la France ; elle a un moyen de mé-
riter sa grâce , puisque le sort du roi esi dans
ses mains. Mais sormée en exécution de la
çonslitution de 1791 , & d’un décret de la
première législature, elle efi établie sur un
fondement ruineux. Le titre de son existence
efi lin crime; chacune des fonctions qu’elle
exerce, esi: un crime nouveau. Elle ne petit:
nvoir d’autorité qu’aux yeux des rebelles ;
«ayant reçu ses pouvoirs quç de cette çlasse
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