Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 97
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0107
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( )

tous utiles à société, en apprenant a con-
noître, à estimer , à remplir les obligations
qu’ils imposent. Pour prévenir les séditions
& les troubles, elle veut que les sujets soientb
sournis aux puisiances, comme à la Divinité
dont elles sont les minières: mais, pour pré-
venir, en même terns , i’oppression & la ty-
rannie , elle veut que les puisisances soient
jusles & bienfaisantes , comme la Divinité;
dont elles sont l’image. Occupée du bonheur•
de tous les hommes, elle leur.dk à tous , \aU
mcp-vous les uns Us autres ; mais conciliant
cet adorable précepte avec la prospérité pu-
blique , elle a lié l’amour de la patrie à l’a-
mour de l’humanité. Elle esPtelle , enfin , que
le plus fidèle observateur de ses loix , est ausisi '
le meilleur citoyen, & que l’empire où elles
sont le plus religieusement suiyies , est ausisi
le plus heureux des empires, (i)... François x.

( i ) Je dois rapporter à ce sujet un beau pas-
sage de Rousseau. Examinant la question de savoir
Jî le peuple a le droit de renoncer à la dépendance y
ce philosophe s’exprime en ces termes “ Les dis-
„ Tentions affreuses , les désordres infinis qu’entraî-
„ neroit nécessairement ce dangereux pouvoir s
j, montrent plus que toute autre chose, comlÿen lgs

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