Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 98
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François, elle ordonne le pardon des inju-
res, elle fait plus, elle apprend à aimer ses
ennemis. Oh ! combien cette eonsrdération
doit nous la rendre préeieuse & chère ! Com-
bien nous serions à plaindre, si nous étions
privés des consolations qu’elle répand dans
le cœur de l’homme juste aux prifes avec
l’infortune, des grands motifs qu’elle lui pré-
sente, pour le soutenir dans ses tourments ,
des superbes récompenses qu’elle lui promet,
pour l’en dédommager.

“ ■ Autant la religion de nos pères esl sainte,
a-utant notre ancienne consiitution est sage .
dépouillez-vous de tout préjugé, & écoutez
d’abord dès principes simples, évidents , qui

,, gouve,mesnent« humains avoient besoin d’une base
,, plus solide que la seule raison , & combien il étoit
„ nécessaire au repos public que la volonté Divine
,, intervint pour donner à l’autorité souveraine un
„ caraétère sacré & inviolable qui ôtât aux sujets
,, le funeste droit d’en disposer. Quand la religion
,, n’auroit fait que ce bien aux hommes, c’en seroit
„ allez pour qu’ils duisent tous la chérir & l’adopter»
„ puisqu’elle épargne encore plus de fang que le
fanatisme n’en fait couler. ” Difcours sur ïoriginz
„ de l’irtégaliLs parmi lu hommer.
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