Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 100
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0110
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tonservé le droit de se conduire au gré de
leurs caprices , de leurs intérêts, de leurs
pallions. Il falsoit donc une autorité qui leur
prescrivit une règle commune, en leur don-
nant des loix , & qui asïurât l’observation
de cette règle , en forçant à la suivre l’homme
injuste & méchant qui auroit voulu l’en-
freindre. (i)

Qu’on ne cherche donc dans l’état de Co-
dé té , ni une liberté indéfinie, puisqu’il est
nécesiairement un état de dépendance ; ni
une égalité absolue, puisqu’il est nécesfaire-
ment un état de subordination ; ni une sou-
verameté dont le peuple ne puisse jamais se
départir , puisque son bonheur même exige
souvent qu il la transmette ; ni enfin le droit
de changer de gouvernement au gré de la

. ---—--

( i ) Le corps ou le particulier qui jouît de cette
autorité, dest le fouverain. Le réglement qui déter-
mine la manière dont elle devra s’exercer, défila
consiitution, ou les loix fondamentales. Le mode
que la constitution a consacré pour susage des (dif-
férents pouvoirs qui en dépendent, caractérise le
gouvernement. Les aétes particuliers faits par le sou-
verain , ou par ses minières , pour rudministratioa
de la chose publique ? constituent Le régime.
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