Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 101
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0111
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muîsiitude, ou plutôt des chefs turbulents
qui la conduisent, puisque les révolutions
ramènent toujours tous les désordres de l’état
de nature, (i)

Ce qu'il faut y chercher , c’est la juslice ,
qui en est le fondement; c’est la tranquillité
qui en est l’ame; c’est la sureté , qui en est
l’objet ; c’est le bonheur , enfin , qui se plaît
dans les états où régnent l’ordre & la paix,
mais qui fuit les empires ou des facétieux , des
ambitieux, des mécontents, des novateurs
sément l’agitation &. le trouble.

Je conclus de ces principes, que le but
essentiel de tout gouvernement, est de pré-
munir l’Etat contre le despotisme qui, sans
nuire à la tranquillité publique , menace la
sureté particulière, & plus encore contre l’anar-
chie qui non - seulement menace l’une des

( i ) Rousseau , ce philosophe à qui nos démago-
gues ont dresse des autels , mais dont ils n’ont adoré
que les erreurs, a dit qu'une révolution fait plus1
de mal tout d'un coup, quelle n'en peut prévenir
pour des fècles. Pourquoi la France éto.it-elle, des-
tinée à donner une preuve mémorable de cett^
vérité ?

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