Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 102
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0112
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deux, mais détruit à la sois toute sureté,
toute tranquillité, toutejustice. Ainsi le gou-
vernement le plus parfait, ( ou plutôt, le
moins défedueux, car la perfection n’entre
pas dans les ouvrages des hommes,) c’est
celui qui oppose , en même tems , une forte
barrière aux entreprises lentes de l’autorité ,
& sur-tout une digue impénétrable au torrent
impétueux de l’anarchie.

Ces deux objets, si essentiels l’un & l’au-
tre au bonheur public & particulier, notre
ancienne conshtution les remplissoit , autant
que la foiblesse humaine permet de les rem-
plir. L’ignorance & la scélératesse , liguées
pour la détruire , l’ont calomniée sans pudeur.
Pour la justifier, il me suffira de la faire
connoître.

Le gouvernement monarchique , formé sur
le modèle heureux du gouvernement pater-
nel, a été dans tous les tems , le plus com-
mun parmi les peuples. Toutes les républi-
ques dont l’histoire nous a transrpis le sou-
venir, avoient commencé par vivre sous ses
îoix ; & ont fini par y rentrer : tant il ed
conforme au vœu & à l’ordre de la nature.
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