Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 105
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0115
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( les )

sent acceptées par la nation , ou par ses
représentants ; & cette disposition , chef-d’œu-
vre d’une politique éclairée , garantir en même
tems , & la bonté des loix , qui ont subi l’exa-
men de la nation, & î’obéiOsance des sujets ,
dont elles ont obtenu le suffrage , & la liberté
politique enfin : car, oseroit-on me dire que
le corps social-n’efi: pas libre , lorsqu’il n’obéit
qu’aux loix qu’il a librement acceptées?

2®. Nous voyons, depuis six ans, ( & la
connoiiïance des hommes l’apprenoit depuis
des siècles ) nous voyons ce qui se palTe ,
ïorsque les représentants de la nation forment
une assemblée unique, opinent par têtes, &
admettent le public à leurs délibérations :
alors le sufsrage des galleries , rarement bien
composées, est communément vendu aux ora-
teurs les plus fougueux ; & le parti qui favo-

sième, mais ne l’ont pas perdu, & ne pouvoient
pas le perdre. Or de toutes les formes possibles ,
celle-là est la plus avantageuse. Le roi ne propose
que de bonnes loix , quand il sait que de mauvaises
loix seroient rejettées ; & l’amour-propre , ^ignorance,
les pallions ne sont pas à craindre, ou le sont beau-
coup moins, dans une assemblée dont les fondions
sç bornent à examiner des loix toutes saites.
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