Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 106
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0116
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C 106 )

rîse les pasfions de la multitude a sur le parti
de la j u Ri ce un avantage trop marqué. Notre
constitution exige que Jes députés opinent
dans le secret , afin que leurs opinions soient
libres & réfléchies; elle les divise en trois
ordres, espcrant avec raison que le bien public
réunira toujours leurs suffrages, mais voulant
avec sagesse que chacun d’eux puilTe arrêter
les projets qui seroient tramés par les autres ,
contre les droits de la propriété , ou contre
3a siabilité du gouvernement.

3°. Le pouvoir exécutif seroit sans adivité
& sans force , dans un vasle empire, s’il n’étoit
pas concentré dans une seule main ; la cons-
titution l’attribue au roi. Mais interdisant
sans réserve , tous les ordres arbitraires, elle
veut que les ades du pouvoir exécutif soient
l’expression fidèle des loix. Nos rois eux-
mêmes ont annullé par plusieurs ordonnan-
ces , toutes Us Lettres clofes ou patentes , tous
les reserits particuliers qui y seroient con-
traires, ils ont défendu aux tribunaux de les
exécuter : ils ont chargé l’honneur & la consi-
dence des juges de défendre la volonté des
loix, que la sédudion ne peut atteindre,
contre la volonté du souverain? dont la rehs
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