Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 107
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0117
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/adresses1795/0117
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
g-ïon peut être surprise. Enfin nos loix civiles
& nos loix fondamentales réunisfent leurs
efforts pour repousser ies attaques du pou-
voir arbitraire. Peut-on asseoir sur un fonde-
ment plus solide la liberté individuelle , la
sureté des personnes , & les droits de la pro-
priété ? (i)

4°. Puisque le roi ess: chargé de l’adminis-
tration publique , c’esl à lui que devoit être
confié le soin de demander les subsides, de

( i ) On a beaucoup crié contre les lettres - de-
caçhet; on a beaucoup vanté la prise de la Bastille ,
qu’a-t-on vu toutefois dans les registres de cette
Bastille si fameuse? Ils ont appris que les lettres-de-
cachet , qui y conduisent des prisonniers , ctoient
presque toujours des lettres de grâce, & qu'on y
traitoitavec beaucoup d’humanité des hommes, heu-
reux d’echapper à des peines plus graves. Ce qu’il y
a de certain encore, c’esfc que ces coups d'autorite,
dont la forme est néanmoins condamnable, ne frap-
pèrent jamais la clasTe du peuple ; & si les séditieux
qui le dirigeoient, ne se fussent pas occupés de leurs
intérêts propres, plutôt que des siens, ce n’cst pus
à la conquête de la Bastille qu’ils l’auroient entraîné.
Elle n’étoit à craindre que pour les ambitieux , les
intrigants, les brouillons delà cour & de la capi-
tale. Plut à Dieu qu’il y eût allez de bastilles pour
délivrer l’Etat de cette peste 11 dangereuseî
loading ...