Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 108
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0118
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les percevoir , de les administrer, d’en déter-
miner l’emploi : mais la constitution lui dé-
fend d’établir aucun impôt, sans que la na-
tion l’ait octroyé ; & ce privilège , qui n’esl;
pas révoqué en doute ; le plus beau droit
dont une nation libre puisse jouir, l’arme la
plus puissante pour forcer le gouvernement
d’être juste , & l’administration des finances
d’être économe, ce privilège que Louis XVI
vouloit remettre en usage dans toute son éten-
due, & préserver à jamais de toute altéra-
tion , suffiroit seul pour nous garantir des
abus de l’autorité..

5°. Le droit de faire la guerre & la paix,
de stipuler des traités & de contracter des
alliances, fut, depuis l’origine de la monar-
chie, un attribut esfentiel de la royauté; ii
en est inséparable. Le roi, en esfet, nepour-
roit veiller à la sùreté de l’Etat , s’il ne jouis-
soit pas de cette prérogative , il ne pourroit y
veiller avec succès, s’il la partageoit avec une
assemblée rarement asfez inslruite pour traiter
les grands objets delà politique, & toujours
trop, indiserette pour qu’il soit sage de les sou-
mettre à son jugement.Mais la conslitution, en
confiant au roi le gouvernement du royaume a
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