Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 109
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0119
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I 109 }

Be lui en a pas donné la propriété ; & comme
c’est un devoir pour les sujets de rester sou-
rnis à sa puissance, c’est un devoir pour
lui - même de la conserver intaéte sur eux.

6°. Si je parle de l’ordre judiciaire, com-
parez-vous dirai-je, comparez nos méprisa-
bl es tribunaux, ouverts à la corruption ,
livrés à l’ignorance, dominés par la popu-
lace, censeurs indulgents les uns des autres ,
( 1 ) comparez les à ces illustres compagnies
que la constitution avoit chargées du dépôt
& de la garde-des loix. Elles commandoient
le respeét pour la iustice , & forçoient de lui
obéir le seigneur le plus fier , comme le plus
modeste villageois ; elles avoient porté la juris-
prudence au plus haut degré de perfection ;

(1) M. Mathieu, dans un discours prononcé à la
tribune de la Convention, & applaudi par elle, a
fait, sans le savoir, la juste censure de notre ordre
judiciaire. Il résulte clairement de Ces expresilons que
les membres des tribunaux ordinaires sont des ânes
qui ne savent pas lire dans un livre, & que les mem-
bres des tribunaux révolutionnaires , sont des anges ,
qui savent lire dans l'intention. Voyez le' Moniteur
; 13 x , dernière colonne,

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