Adresses Aux François — [S.l.], 1795 [VD18 12022373]

Seite: 110
DOI Seite: 10.11588/diglit.27752#0120
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& répandu sur la magistratüre une gloire
inconnue des autres peuples; leur intégrité
enfin , au - desfus du sonpçon , réduisit tou-
jours la calomnie au silence, & a sorcé même
leurs detraéleurs à lui rendre hommage. Com-
bien de fois n’avons - nous pas vu le boni
droit, sans autre appui que lui-même, triom-
pher dans leurs tribunaux de l’intrigue & du
crédit? Combien de fois leurs arrêts, bénis
dans les campagnes , n’ont-ils pas été les ven-
geurs de la foiblesse opprimée? Combien de
fois ne nous ont - ils pas appris que pour
obtenir gain de cause, il ne suffisoit pas d’être
puissant, mais qu’il falloit être juste ?

C’est ainsi que la constitution du royaume
nous donnoit tous les biens que nous avons
perdus, depuis que de pernicieux novateurs
s’épuisent à nous les promettre : c’est ainsi
qu’elle entouroitde lumières le pouvoir légis-
latif, saus lui ôter sa sagesse , & prévenoit
les abus du pouvoir exécutif, sans lui ôter
sa force ; qu’elle laissoit au roi tous les moyens
nécessaires pour faire le bien, & ne lui pré-
sentoit des entraves que lorsqu’il vouloit faire
le mal, qu’en exigeant le consentement de
la nation pour l’établisifemenc dessubsides, es
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